Les heures silencieuses - Gaëlle Josse

Les heures silencieuses - Gaëlle JosseGaëlle Josse est rédactrice pour un magazine à Paris. Elle a fait des études de droit, de journalisme, de psychologie et a passé quelques années en Nouvelle-Calédonie.

Autre roman : Nos vies désacordées

Nombre de pages : 88 pages

Prix : 4,50€

******

"Delft, novembre 1667. Magdalena Van Beyeren se confie à son journal intime. Mariée très jeune, elle a dû renoncer à ses rêves d'aventure sur les bateaux de son père, administrateur de la Compagnie des Indes orientales. Là n'est pas la place d'une femme... L'évocation de son enfance, de sa vie d'épouse et de mère va lui permettre l'aveu d'un lourd secret et de ses désirs interdits. Inspiré par un tableau d'Emmanuel De Witte, ce premier roman lumineux, coup de coeur des lecteurs et de la presse, dessine le beau portrait d'une femme droite et courageuse dans le peu d'espace qui lui est accordé."

A l'heure où mes jours se ternissent comme un miroir perd son tain, le besoin de m'alléger de ce qui m'encombre devient plus fort que tout. Je garde l'espoir, naïf peut-être, qu'un tel aveu sera comme l'amputation d'un membre inguérissable qui, pour douloureuse qu'elle soit, permet de sauver le reste du corps. » Tout paraît à sa juste place dans la vie de Magdalena, épouse de Pieter Van Beyeren, administrateur de la Compagnie des Indes orientales à Delft. Rigoureuse, maîtresse d'elle-même, elle aurait pu succéder à son père. Mais le commerce est réservé aux hommes. Sa place est au foyer. Magdalena doit se limiter à cet espace intérieur, où elle a souhaité se faire représenter à son épinette, de dos. Un décor à secrets, que son journal intime dévoile. Déceptions, souvenirs, drames familiaux, mais aussi joies, et désirs interdits... Dans le silence de l'heure, derrière le précaire rempart de l'ordre et de la mesure, Magdalena transcrit les vacillements de son coeur, explorant les replis les plus secrets de l'âme."

******

Ce roman est basé sur le tableau que l'on voit en couverture, Intérieur avec femme à l'épinette d'Emmanuel de Witte, où la femme peinte n'est autre que Magdalena. Elle fait allusion à ce tableau tout au long du livre, et je ne compte pas le nombre de fois où j'ai du m'y référer pour comprendre de quoi elle parlait.

Le livre est construit sous forme de journal intime, dans lequel Madga confie régulièrement ses rêves, ses envies et surtout ses regrets. On voit ainsi la vie quotidienne d'une femme du XVIIe siècle, et j'ai vraiment aimé cet aspect du livre ! On comprend que, puisqu'elle est une femme, Magda a du renoncer à ses rêves d'aventures sur les bateaux qui la fascinent tant, pour s'occuper de son foyer et de ses enfants, malgré le fait qu'elle soit très douée pour tout ce qui touche au commerce et aux affaires maritimes.

Magdalena nous parle de sa rencontre avec son mari, de ses enfants, de sa famille, des petits bonheurs et surtout des déceptions qui font son quotidien, qui ne la rendent que plus attachante.

J'ai vraiment apprécié ce livre, la plume délicate et poétique de Gaëlle Josse le rendant vraiment touchant, malgré la légèreté du livre. En effet, en moins de cent pages, difficile pour l'auteure de rentrer dans les détails, à peine un sujet est ébordé qu'on passe au suivant, et j'ai trouvé cela un peu dommage.

Gaëlle JosseConclusion : Ce roman reste cependant une très bonne découverte, et l'idée de le baser sur un tableau le rend encore plus vivant et crédible.

Gaëlle Josse

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×