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Le Décaméron - Boccace

Le Décameron - Boccace Giovanni Boccaccio (en français Jean Boccace, mais le plus souvent simplement Boccacio ou Boccace), né en 1313 à Certaldo en Italie, est un écrivain italien, disciple de Dante et grand ami de Pétrarque. Il est considéré, grâce à son recueil de nouvelles le Décaméron qui eut un énorme succès, comme l'un des créateurs de la littérature italienne en prose.

Nombre de pages : 664 pages

Prix : 60€

Edition numérique ici.

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Drôles, intelligentes et merveilleusement écrites, les cent nouvelles du Décaméron sont à l’origine d’une riche iconographie illustrant la profonde conviction de Boccace : « on ne doit pas accorder moins de liberté à la plume qu’au pinceau du peintre » (conclusion du Décaméron).

Boccace appuie sa narration sur une construction originale et rigoureuse : pour éviter la peste, sept nobles demoiselles et trois jeunes gens courtois se réfugient dans la campagne autour de Florence. Chacun d’entre eux raconte dix nouvelles au cours de dix journées.
Cette « comédie humaine » alterne les amours joviales et dramatiques, la sensualité exaltée ou la spiritualité religieuse, les vices les plus laids et les vertus héroïques, le réalisme et la transfiguration fabuleuse...

Une fresque fascinante de plus de cinq cents œuvres d’art en couleurs vient éclairer cette émouvante comédie humaine :
- une trentaine de dessins à la plume et à l'aquarelle de Boccace lui-même,
- les cent miniatures du Manuscrit du Maître de la Cité des Dames, conservé au Vatican,
- les cent miniatures du Manuscrit Ceffini, conservé à la Bibliothèque nationale de France,
- une série de bois gravés du Décaméron,
- des panneaux peints sur des coffres de mariages et des plateaux d'accouchée,
- des détails des fresques des Trecento et Quattrocento,
- ainsi qu'une sélection des plus belles œuvres inspirées par le Décaméron aux peintres de son époque.

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Tout d'abord, je dirais que ce livre est une tuerie tellement il est beau, et que tu peux l'acheter rien que pour l'avoir dans ta bibliothèque ! Et si ça ne suffit pas à te convaincre, passons à l'histoire.

Au XIVe siècle, suite à une vague de peste, dix jeunes hommes et femmes se réfugient dans une cave pendant dix jours. Pour passer le temps, chacun raconte dix nouvelles par jour (ce qui fait cent nouvelles en tout, si tu as du mal avec le calcul mental).

Les nouvelles sont classées par jour (première journée, deuxième journée etc), et on trouve au début du livre un repère chronologique assez utile pour s'y retrouver, parce que quand même, le XIVe siècle reste une époque assez obscur pour nous !

Les histoires traitent de sujets assez variés, ce qui fait qu'on ne s'en lasse jamais, et les illustrations (qui sont d'époque !), apportent beaucoup au livre, en plus d'être magnifiques.

Conclusion : Même si tu ne le lis pas, il faut que tu achètes ce livre, ne serait-ce que pour l'avoir dans ta bibliothèque et te la péter un peu. Et si en plus tu veux le lire, alors c'est tout bénef' et je t'y encourage. Les 60€ peuvent peut-être en rebuter certains, mais vous n'avez qu'à vous le faire offrir, comme moi :) et je vous assure que ça les vaut vraiment !

Cinquième journée

Cinquième nouvelle

Exemple d'illustration du Décameron

Les plus belles légendes de France - Collectif

Les plus belles légendes de France Nombre de pages : 335 pages

 Prix : 28€

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"Il était une fois... Les contes débutent souvent par ces mots qui nous font basculer dans une autre réalité, un monde où tout est possible. Des aventures fantastiques, des personnages hors du commun, des scènes hautement symboliques, voilà la recette d'un conte réussi. Ces histoires, venues d'Alsace, de Provence, de Bourgogne ou d'ailleurs, transmises depuis des siècles, nous envoûtent toujours autant. Soixantes-huit contes issus du folklore de dix-sept régions, illustrés par des aquarelles originales, sont réunis dans cet ouvrage et nous invitent à un enchantement sans cesse renouvelé."

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J'ai acheté ce superbe livre il n'y a pas longtemps, et j'adore le fait de pouvoir lire les histoires petit à petit, dans l'ordre qu'on veut, le classement par région etc.

Les illustrations, qui sont des aquarelles en couleur, sont magnifiques et abondantes, et nous transportent complètement dans le monde des contes et des légendes de France. Il y a beaucoup d'illustrations en pleine voire en double page, et il y en a au moins une (même petite) par double page.

Ces contes ont été réunis petit à petit, et on connait pour chacun son origine et son époque. En plus, la présentation est ravissante, avec un titre et une lettrine en couleur qui donnent un petit côté ancien voire manuscrit au livre.

Conclusion : Si tu as l'occasion de l'acheter, n'hésite pas une seconde, tu verras à quel point il est magnifique, et un beau livre n'est jamais perdu ! En plus, les contes et légendes, c'est vraiment trop bien :)

Exemple de conte

Présentation des régions

Les plus belles légendes de France

Les plus belles légendes de France

L'Héritage - Katherine Webb

L'Héritage - Katherine WebbKatherine Webb, née en 1977, a étudié l'Histoire à l'université de Durham. Après avoir vécu à Londres et à Venise et occupé des emplois aussi divers que serveuse, jeune fille au pair, aide-bibliothécaire, relieuse ou femme de chambre, elle vit aujourd'hui dans la campagne du Berkshire. L'Héritage est son premier roman, un best-seller en Angleterre, finaliste du prestigieux Galaxy Award.

Nombre de pages : 523 pages

Prix : 8,10€

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"Sorton Mannor, Angleterre. Un somptueux domaine où les soeurs Calcott ont passé toute leur enfance, jusqu'à la disparition mystérieuse de leur cousin Henry. A la mort de leur grand-mère, Beth et Erica reviennent au manoir, laissé à l'abandon depuis des années. En découvrant par hasard une étrange photo, elles vont mettre au jour un terrible secret, qui pèse sur leur famille depuis quatre générations."

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En ce moment, je suis dans une période où je lis beaucoup de littérature anglaise, avec ses manoirs, ses secret de famille etc., et je ne m'en lasse pas !

Ce roman est tout à fait dans ce style, et franchement je l'ai adoré. En plus, la couverture est magnifique, d'ailleurs c'est antièrement grâce à elle que je me suis attardée sur ce livre plutôt qu'un autre.

Dans cette histoire, les chapitres sont construits en parallèle et l'on suit à la fois l'histoire d'Erica et de Beth Calcott, qui se passe à notre époque et dont Erica est la narratrice, et l'histoire de Caroline, leur arrière-grand-mère, qui se passe au début du XXe siècle.

Les chapitres concernant Caroline me plaisaient beaucoup au début, j'ai notamment apprécié de découvrir le mode de vie de la bourgeoisie de l'époque, mais petit à petit elle a commencé à sérieusement m'agacer, car elle passe son temps à se plaindre de tout. C'est le type même de l'héroïne gnangnan, typique des romans à l'eau de rose, pourtant quand Erica et Beth (qui l'ont connue puisqu'elle a vécu très longtemps) parlent d'elle, c'est pour nous décrire une femme froide, méchante et incapable d'aimer sa propre fille, ce qui n'aide pas à la rendre sympathique pour le lecteur. En gros, c'est tout ou rien avec Caroline, il n'y a pas de juste milieu, et je n'ai pas réussi à m'y attacher plus que ça.

Pour les parties concernant Erica et Beth, elles m'ont semblé longues au début, mais on découvre petit à petit, grâce à l'entêtement d'Erica, ce qu'il s'est vraiment passé lorsque son cousin Henry a disparu et pourquoi il y a tant de secrets autour de sa famille. Le fait qu'on sache ce qu'il s'est vraiment passé dès le chapitre suivant, en revenant à Caroline, donne une nouvelle vision de l'histoire et nous apprend des chose que même Erica ne saura jamais. Cependant, Erica et Beth ne sont pas exemptes de critiques. J'ai trouvé Erica très gnangnan lorsqu'il s'agit du garçon qu'elle et sa soeur ont connu étant plus jeune, et Beth m'a profondément irritée avec sa dépression et son inertie constante.

Malgré tout, j'ai passé un moment sympathique avec ce livre, et certains personnages secondaires sont assez attachants, comme par exemple Ed, le fils de Beth.

De plus, l'ambiance du livre, grâce au manoir et à son isolement, à cette marre mystérieuse et au petit village pittoresque aux alentours de la demeure, rend la lecture encore plus prenante et agréable, et le dépaysement, pour ma part, était total.

Conclusion : Une histoire sympa avec une ambiance anglaise typique, un peu entachée cependant par la fadeur de certains personnages, mais que je te conseille quand même si tu aimes les secrets de famille et le XXe siècle !

Nouveau site (pour une nouvelle vie)

Comme tu l'as surement remarqué, le design du site à changé !

Je me suis rendue compte que l'ancien n'était pas assez à mon gout, ne représentait pas assez mon univers.

Sache qu'à part le menu horizontal qui est passé de gauche à droite, rien n'a changé, le contenu reste le même :)

J'espère qu'il te plait autant qu'à moi, et que tu vas facilement t'y retrouver.

Bonne lecture =)

Granny Webster - Caroline Blackwood

Granny Webster - Caroline BlackwoodCaroline Blackwood est née à Londres en 1931 dans une riche famille aristocratique anglo-irlandaise (elle est une héritière Guinness par sa mère). À 19 ans, elle rencontre Lucian Freud avec qui elle s'installe un temps à Paris. En 1953, ils retournent vivre à Londres où ils se marient. Elle fréquente différents cercles d'artistes et écrit pour des revues (Encounter, London Magazine). Après avoir quitté Lucian Freud, elle part pour New York et Hollywood où elle tourne dans plusieurs films. Elle épouse alors le pianiste américain d'origine polonaise Israel Citkowitz, qui lui donne trois enfants. De retour à Londres, Caroline Blackwood rencontre Robert Lowell, déjà reconnu comme un des plus grands poètes du XXe siècle aux États-Unis. En 1970, ce dernier quitte l'écrivain Elizabeth Hardwick pour épouser sa nouvelle muse. Leur relation passionnelle est bouleversée par les tendances maniaco-dépressives de Robert Lowell. Il retourne à New York où il meurt dans un taxi alors qu'il allait rejoindre son ex-épouse, un portrait de Caroline peint par Lucian Freud serré dans ses bras. Caroline retourne aux États-Unis en 1987. Elle continue d'écrire, activité qu'elle a poursuivie tout au long de sa vie, publiant une dizaine de livres. Elle meurt à New York à l'âge de 64 ans.

Nombre de pages : 160 pages

Prix : 5,10€

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"Envoyée en convalescence au bord de la mer chez son arrière grand-mère, une vieille dame acariâtre qui ne se déplace qu'en Rolls, vit comme à l'époque victorienne et évite toute émotion pour ménager son coeur, une jeune fille - qui n'est pas sans rappeler Caroline Blackwood - découvre peu à peu les secrets qui se cachent derrière les rideaux empesés de la luxueuse demeure... La description de cette grande famille irlandaise, avec une tante excentrique et suicidaire, une grand-mère un peu dérangée et une femme de chambre borgne, est d'une réjouissante noirceur."

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Si je vous ai mis la longue (mais intéressante) biographie de Caroline Blackwood, c'est parce que ce roman est très largement autobiographique, et je pense qu'on l'appréhende mieux en connaissant les grands axes de sa vie.

Ce petit livre est construit en quatre parties retraçant chacune un moment de la vie d'une famille anglo-irlandaise.

L'histoire commence deux ans après la seconde guerre mondiale, lorsque la narratrice, âgée de 14 ans, doit partir en convalescence chez son arrière-grand-mère Webster, qui est la seule à habiter non loin de l'air marin dont elle a besoin pour se rétablir. Malheureusement, l'arrière-grand-mère Webster n'appréciant pas grand chose, elle ne pourra jamais aller jusqu'à la plage durant les deux mois que dure son séjour, et elle n'aura pour compagnie que cette parente étrange et sa femme de chambre borgne.

Quelques temps après ces laborieuses "vacances", la jeune fille va se renseigner petit à petit sur sa famille, sur cette arrière-grand-mère si stoïque, sa grand-mère folle à lier, son père, décédé durant la seconde guerre mondiale, et sa tante excentrique et suicidaire.

Lire ce roman a été un plaisir, et son humour noir et décalé est un vrai régal ! C'est une narration très "anglaise", et je trouve que la couverture (qui est magnifique) représente parfaitement l'atmosphère du livre.

Pour que tu comprennes mieux, voici quelques extraits qui rendent le plus justice au style d'écriture absolument génial de Caroline Blackwood et qui sont particulièrement drôles :

"Une fois que Richards avait enfin réussi à nous servir, l'arrière-grand-mère Webster la remerciait toujours et il y avait dans son ton quelque chose d'excessivement grave, comme s'il lui avait fallu faire un courageux et douloureux effort ne serait-ce que pour parler. Elle était assise là, avec sur le visage un air de lassitude et de malaise si affreux qu'elle parvenait à voler la vedette à Richards et faire croire que la prouesse qui consistait à gravir le terrible escalier du sous-sol chargée de son plateau n'était pas du tout remarquable si on se rappelait que dès les premières heures de la matinée elle-même était restée dans un silence courageux et stoïque à endurer sans plainte l'atroce inconfort de sa chaise au dos si dur." p. 25

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"Je crois qu'elle ne se rendait pas compte à quel point elle me glaçait quand elle tentait de me convaincre qu'elle était sûre que j'allais devenir exactement comme elle." p. 39

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"J’ai cru que j'allais faire une attaque, dit tante Lavinia. Ça me rendait apoplectique de penser que le même ignoble petit bonhomme qui m'avait interdit d'avoir un peigne et un rouge à lèvres avait osé entrer dans ma chambre privée pour couvrir mes pansements de ses baisers lascifs et pervers." p. 59

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Caroline BlackwoodConclusion : Ce livre est merveilleusement bien écrit et son humour grinçant, bien qu'il ne puisse plaire à tout le monde, est un réel plaisir qui change des livres plus "classiques".

Les heures silencieuses - Gaëlle Josse

Les heures silencieuses - Gaëlle JosseGaëlle Josse est rédactrice pour un magazine à Paris. Elle a fait des études de droit, de journalisme, de psychologie et a passé quelques années en Nouvelle-Calédonie.

Autre roman : Nos vies désacordées

Nombre de pages : 88 pages

Prix : 4,50€

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"Delft, novembre 1667. Magdalena Van Beyeren se confie à son journal intime. Mariée très jeune, elle a dû renoncer à ses rêves d'aventure sur les bateaux de son père, administrateur de la Compagnie des Indes orientales. Là n'est pas la place d'une femme... L'évocation de son enfance, de sa vie d'épouse et de mère va lui permettre l'aveu d'un lourd secret et de ses désirs interdits. Inspiré par un tableau d'Emmanuel De Witte, ce premier roman lumineux, coup de coeur des lecteurs et de la presse, dessine le beau portrait d'une femme droite et courageuse dans le peu d'espace qui lui est accordé."

A l'heure où mes jours se ternissent comme un miroir perd son tain, le besoin de m'alléger de ce qui m'encombre devient plus fort que tout. Je garde l'espoir, naïf peut-être, qu'un tel aveu sera comme l'amputation d'un membre inguérissable qui, pour douloureuse qu'elle soit, permet de sauver le reste du corps. » Tout paraît à sa juste place dans la vie de Magdalena, épouse de Pieter Van Beyeren, administrateur de la Compagnie des Indes orientales à Delft. Rigoureuse, maîtresse d'elle-même, elle aurait pu succéder à son père. Mais le commerce est réservé aux hommes. Sa place est au foyer. Magdalena doit se limiter à cet espace intérieur, où elle a souhaité se faire représenter à son épinette, de dos. Un décor à secrets, que son journal intime dévoile. Déceptions, souvenirs, drames familiaux, mais aussi joies, et désirs interdits... Dans le silence de l'heure, derrière le précaire rempart de l'ordre et de la mesure, Magdalena transcrit les vacillements de son coeur, explorant les replis les plus secrets de l'âme."

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Ce roman est basé sur le tableau que l'on voit en couverture, Intérieur avec femme à l'épinette d'Emmanuel de Witte, où la femme peinte n'est autre que Magdalena. Elle fait allusion à ce tableau tout au long du livre, et je ne compte pas le nombre de fois où j'ai du m'y référer pour comprendre de quoi elle parlait.

Le livre est construit sous forme de journal intime, dans lequel Madga confie régulièrement ses rêves, ses envies et surtout ses regrets. On voit ainsi la vie quotidienne d'une femme du XVIIe siècle, et j'ai vraiment aimé cet aspect du livre ! On comprend que, puisqu'elle est une femme, Magda a du renoncer à ses rêves d'aventures sur les bateaux qui la fascinent tant, pour s'occuper de son foyer et de ses enfants, malgré le fait qu'elle soit très douée pour tout ce qui touche au commerce et aux affaires maritimes.

Magdalena nous parle de sa rencontre avec son mari, de ses enfants, de sa famille, des petits bonheurs et surtout des déceptions qui font son quotidien, qui ne la rendent que plus attachante.

J'ai vraiment apprécié ce livre, la plume délicate et poétique de Gaëlle Josse le rendant vraiment touchant, malgré la légèreté du livre. En effet, en moins de cent pages, difficile pour l'auteure de rentrer dans les détails, à peine un sujet est ébordé qu'on passe au suivant, et j'ai trouvé cela un peu dommage.

Gaëlle JosseConclusion : Ce roman reste cependant une très bonne découverte, et l'idée de le baser sur un tableau le rend encore plus vivant et crédible.

Paradis sur mesure - Bernard Werber

Paradis sur mesure, B. WerberBernard Werber, né le 18 septembre 1961 à Toulouse, est un écrivain français. Il est principalement connu pour sa Trilogie des Fourmis.

Son œuvre, traduite dans une trentaine de langues, fait se rencontrer philosophie, spiritualité, science-fiction, polar, biologie, mythologie, etc. Cocktail que l'auteur qualifie parfois de philosophie-fiction.

Prix : 7,60 €

Nombre de pages : 504 pages (à vérifier)

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"Bernard Werber a toujours aimé alterner gros roman et forme courte, genre qu’il affectionne particulièrement. Dans ce recueil, on le retrouve fidèle aux sujets qui le préoccupent : l’avenir de l’homme, de la planète, l’inconscience de notre monde. Chaque nouvelle nous entraîne vers un questionnement : quelles politiques, quelles sanctions faut-il inventer pour que nous cessions de nous détruire ? Que deviendrait une Terre sans hommes (un monde-jardin peuplé de femmes pacifiques ayant occulté jusqu’au souvenir du mâle) ? Qu’est-ce en réalité qu’une réunion de copropriétaires dont le syndic est un fieffé filou ?… De l’universel au particulier en passant par la société des fourmis, Werber rêve l’humain, heureux de nous transmettre un avenir… possible."

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Je ne vais pas vous le cacher, j'adore Bernard Werber. Mais vraiment. Si j'avais les moyens, j'achèterais et je lirais tous ses livres (mais il en écrit tellement, je ne peux pas suivre^^). Bref.

C'est donc avec joie que j'accueillais ce livre aimablement prêté par un ami, mais pour une durée déterminée. Je l'ai donc attaqué avec entrain : "Chouette, y a plein de nouvelles (17), j'vais d'abord lire les bien, et après je verrais, mais comme c'est Werber, c'est forcement bien !" Et bien les amis, que nenni !

C'est du Werber, certes, mais c'est du vu et revu ! Toutes les nouvelles m'en rappelaient d'autres que j'avais lues, elles étaient vraiment trop tirées par les cheveux (c'est assez souvent le cas, mais là...^^) et n'étaient pas forcement intéressantes.

D'ailleurs, je ne les ai même pas toutes lues (bon ok, c'est aussi parce que j'ai pas eu le temps^^), mais franchement, je pense que je n'ai rien manqué !

Je suis donc hyper déçue, Bernard vraiment, je m'attendais à mieux ! J'espère que tu te rattraperas la prochaine fois !

Bernard WerberConclusion : Si vous n'avez pas encore lu d'autre recueil de nouvelles de Bernard Werber, vous pouvez le lire, mais si vous connaissez son style, vous n'allez rien lire de neuf, vraiment.

En tout cas, merci quand même à Christophe de m'avoir si gentiment prêté ce livre !

La tortue d'Eschyle et autres morts stupides de l'Histoire - Collectif

La tortue d'Eschyle et autres morts stupides de l'histoireCe livre un peu particulier est un livre collectif. Voici donc la bio des six auteurs, ainsi que celle du dessinateur (y a pas de raisons!).

David Alliot, né en 1973, travaille dans l'édition. Auteur de plusieurs ouvrages consacrés à Louis-Ferdinand Céline, à Aimé Césaire, à Voltaire et aux livres, il est également formateur depuis une quinzaine d'années à l'INFL (Institut national de formation des libraires).

Philippe Charlier est maître de conférences en médecine légale (CHU Raymond Poincaré, AP-HP) et chercheur au Laboratoire d'éthique médicale (université de Paris 5). Il est spécialisé en anthropologie médico-légale et s'intéresse tout particulièrement au statut du corps mort.

Olivier Chaumelle, né en 1968, est producteur à France Culture. Amateur de personnages fantasques, il leur a consacré de nombreux documentaires radiophoniques.

Frédéric Chef, né à Langres, vit à Reims. Il a publié notamment Géographie sentimentale, La Champagne impertinente, illustrée par Daniel Casanave avec qui il a également écrit le scénario et les dialogues de la bande dessinée Villain, l'homme qui tua Jaurès.

Bruno Fuligni, né en 1968, est écrivain et historien. Haut fonctionnaire, maître de conférence à Sciences Po, il est l'auteur de seize ouvrages sur l'histoire politique française et ses mystères.

Bruno Léandri, né en 1951 à Courbevoie, écrivain, chroniqueur et scénariste, longtemps collaborateur du mensuel Fluide glacial, est l'auteur entre autres de la Grande Encyclopédie du dérisoire (cinq tomes).

Daniel Casanave est né en 1963. Auteur et dessinateur, il explore le monde de la BD, mettant l'accent sur l'adaptation des chefs-d'oeuvre de la littérature.

Nombre de pages : 261 pages

Prix : 17 €

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"Tué par une tortue tombée des serres d'un rapace, le tragédien grec Eschyle est l'une des plus anciennes personnalités victimes d'une mort stupide. après lui, le Romain Pline l'Ancien meurt d'avoir voulu observer de trop près l'éruption du Vésuve, l'empereur Frédéric Barberousse disparaît pour s'être baigné en armure, le roi de France Louis III se fracasse le crâne en poursuivant une femme et Adolphe-Frédéric de Suède expire en prenant pour la quatorzième fois du dessert... Plus près de nous, Félix Faure, Lawrence d'Arabie, Durruti, le colonel Fabien, le général Patton et beaucoup d'autres ont payé de leur vie leurs appétits, leurs maladresses ou leurs marottes. De l'antiquité à nos jours, la grande et la petite histoire s'entremêlent, invitant à méditer sur la fragilité du destin. La plupart de ces personnages disparus prématurément, pour des causes stupides, auraient peut-être modifié la marche du monde s'ils avaient vécu plus longtemps. On parle souvent de l'ironie de l'Histoire : ce livre montre que, dans le genre grinçant, elle n'a pas de limites."

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Tout d'abord, une petite explication s'impose. Ce livre tient son titre d'Eschyle, un grand tragique grec du VI / Ve siècle avant J-C, plus connu pour sa mort stupide que pour ses pièces. La légende veut qu'un jour où il se promenait, sans doute en quête d'inspiration (ou pas), il a croisé la route d'un épervier. Or cet épervier tenait dans son bec, non pas un fromage (quoique ce fromage eût fait beaucoup moins de dégâts), mais une tortue. Et l'on sait tous que la carapace de tortue n'est pas le truc le plus simple à casser. Mais les éperviers sont pas cons et ont trouvé la parade : lâcher la tortue en plein vol afin que la carapace aille s’éclater une dizaine de mètres plus bas. Sauf que cette fois, manque de chance (autant pour Eschyle que pour l'épervier), ce n'est pas sur un rocher qu'elle s'est éclaté, mais en plein sur la tête d'Eschyle, qui est probablement (on l'espère pour lui!) mort sur le coup.

Enfin, c'est bien beau tout ça, mais ça ne vous en dit pas plus sur le livre !

Je ne vais pas vous en faire un résumé, la quatrième de couverture s'en charge très bien.

Je peux en revanche vous dire comment le livre est organisé, si les anecdotes sont intéressantes et si je l'ai aimé :)

Le livre se présente sous la forme de chapitres, qui classent les morts par catégories. On a par exemple : trop curieux, trop radins, trop gourmands... etc. Ce livre compte en tout 120 biographies, certaines très développées (2 à 3 pages), d'autres un peu moins (1 page ou une demi-page), et d'autres sont carrément évoquées en quelques lignes à la fin de chaque chapitre, dans une rubrique intitulée « Et aussi... ». Ces morts sont généralement celles de personnages anciens, pour lesquels je conçois tout à fait qu'il y ai peu voire pas d'informations.

Concernant la stupidité des morts, tout est relatif. Autant la mort d'Eschyle m'a fait sourire, de même que celle du mec trop gros qui est passé par la fenêtre, emporté par son poids (il paraît), autant pour certaines, il faut aller chercher loin le côté stupide. Je m'explique. A de nombreuses reprises, on nous fait passer des suicides pour des morts stupides. Alors, autant celui de Vatel, qui s'est suicidé parce qu'il n'a pas reçu à temps une livraison commandée pour servir la table de Louis XIV (l'ironie de la chose est que ladite livraison a été livrée quelques instants à peine après qu'il se soit donné la mort), ça peut passer. Mais un mec qui se suicide parce qu'il est couvert de dettes, et qu'ils nous mettent dans la catégorie « Trop radins » pour faire passer le truc, je dis non. A trop chercher de quoi remplir son livre, on finit par y mettre n'importe quoi.

Cependant, c'est le seul bémol de ce livre, je vous rassure ! Il fallait juste que je le dise^^

On peut lire toutes les parties indépendamment les unes des autres, ce qui fait le charme de ce livre et que j'apprécie. Chaque partie est d'ailleurs écrite par un auteur différent et signée de ses initiales, afin de mieux les retrouver, si on préfère un auteur plutôt qu'un autre.

J'aime aussi les petits dessins (faits par Daniel Casanave) disséminés ça-et-là pour illustrer les différentes parties.

Je pense que je n'ai rien oublié concernant ce livre, gros point positif : la couverture. La couleur attire l'oeil directement, et le dessin avec Eschyle et la tortue qu'on voit lui tomber dessus (avec une tête ahurie) est vraiment sympa.

La tortue d'Eschyle, par Daniel CasanaveConclusion : Un livre très sympa, à offrir ou à s'offrir, qui se lit un peu au hasard, mais avec lequel il ne faut cependant pas s'attendre à se poiler du début à la fin.

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